FAQ COVID19

Si vous vous posez des questions à caractère personnel et/ou en lien avec la covid-19, votre état de santé ou la campagne de vaccination, et que la réponse que vous cherchez n’est pas sur ce site, merci de joindre l’université UMF Iuliu Hatieganu à l’adresse e-mail suivante : askaboutcovid@elearn.umfcluj.ro

Quels sont les symptômes de la COVID-19 ?

La façon dont se manifeste la Covid-19 est très hétérogène et une part non négligeable des personnes qui sont infectées ne développent pas de symptômes. Il est difficile d’évaluer exactement cette proportion, puisque, par définition, aucun signe clinique ne permet de les identifier.

  • Néanmoins, la littérature internationale suggère qu’ils représentent entre 20 et 50% des patients infectés.

Chez les autres, la nature et la sévérité des symptômes est variable. Les manifestations les plus fréquemment citées par les patients, quel que soit leur âge, sont les signes classiques d’infection respiratoire : fièvre et toux.

  • L’infection peut aussi provoquer une accumulation de liquide dans les bronchioles et engendrer une gêne respiratoire (dyspnée).
  • D’autres symptômes peuvent accompagner ou remplacer ces symptômes, de façon moins systématique : douleurs musculaires (myalgies), maux de tête (céphalées), maux de gorge, congestion nasale, nausées, vomissements, diarrhées… La survenue brutale d’une perte de goût (agueusie) ou d’odorat (anosmie) en l’absence de rhinite peut aussi être un signe de Covid-19.
  • Enfin, en particulier chez les personnes âgées et lorsque aucune autre cause n’est identifiable, certains signes apparus brutalement peuvent être des signes atypiques de la maladie, comme des malaises, des chutes à répétition ou un état confusionnel.

    Si vous avez des symptômes, lisez que faire ici
Quand est-ce que l’on devient contagieux ?

Il se déroule en moyenne 5 à 8 jours entre l’infection par le virus et la possibilité de le transmettre à un tiers, que l’on développe des symptômes ou non.

Le risque de transmission est maximum à l’apparition de ces symptômes (lorsqu’on en a), mais il débute en moyenne 2 à 3 jours avant. Ce risque diminue ensuite progressivement à partir du 7e jour suivant l’apparition des symptômes (mais n’est pas nul). Il devient limité au-delà de 10 jours et exceptionnel après 14 jours.

Attention, ces durées ne sont que des moyennes : plus les symptômes sont sévères et persistent, plus la possibilité de transmettre le virus se prolonge !

Le SARS-CoV-2 mute-t-il ?

D’une manière générale, les virus à ARN peuvent muter plus facilement que les virus à ADN. Cela tient à leur façon de répliquer leur génome lorsqu’ils se multiplient, un processus qui a tendance à générer des erreurs.

Toutefois, comme d’autres coronavirus, SARS-CoV-2 est plutôt stable car il possède une enzyme qui corrige ces erreurs (exoribonucléase). Depuis le début de l’épidémie, plusieurs dizaines de mutations du SARS-CoV-2 ont été décrites dans la littérature. Le plus souvent, il s’agit de la modification d’un seul nucléotide, mais des délétions de gènes sont aussi rapportées.

À ce jour, il n’y a pas d’élément pour dire que certaines de ces mutations rendent le virus plus infectieux ou plus virulent.

Pour plus d’informations : Inserm

Peut-on avoir des séquelles après une infection à la COVID-19 ?

Il n’est pas possible de connaître précisément la durée et la nature de ces séquelles pour l’instant. Les données recueillies dans le passé concernant le SRAS ou le MERS laissent penser que les troubles cardiovasculaires pourraient persister après quelques années

  • Pour l’heure, la fatigue et la dyspnée semblent pouvoir persister chez certains patients plusieurs semaines, voire plusieurs mois après le début de la maladie.
  • Les malades qui présentent une arythmie cardiaque au cours de la maladie peuvent conserver des troubles cardiaques après leur guérison.
  • Par ailleurs, la maladie a un impact sur la santé mentale, avec un risque de développer une anxiété ou une dépression. Certaines études évoquent aussi des troubles du stress post-traumatique parmi les patients qui ont été admis en réanimation.

Effets secondaires généraux suite à l’hospitalisation aux soins aigus ou intensifs : fatigue, perte musculaire, effets secondaires de l’intubation, stress/anxiété.

Si j’ai déjà eu la COVID-19 avec une sérologie positive, est-ce que je dois aussi me faire vacciner ? Ai-je la possibilité de me faire vacciner ? Suis-je obligé.e de suivre les cours en présentiel ou non ? 

Il faut savoir que les preuves épidémiologiques actuelles montrent l’absence de réinfection au SARS-CoV-2 (une dizaine d’études étudient le cas d’une dizaine de cas de réinfection dans le monde, anecdotique parmi les millions de personnes infectées). De plus, on retrouve immunité persistante pour les autres SARS et MERS connus (>2 ans). 

Chacun peut émettre sa logique et son avis quant à la pertinence de la vaccination chez les personnes séropositives. Cependant, cette décision relève de la stratégie du système de santé Roumain ; nous ne savons pas si un test sérologique positif vous écarte de la vaccination, ni si ça vous fait rentrer dans le pourcentage des étudiants immunisés pour la reprise des cours présentiels. 

NB : si vous venez d’avoir la COVID-19, il est conseillé d’attendre au minimum 28 jours avant la vaccination. 

Lors de la réunion du 21/01/2021 avec la rectrice, la vice-rectrice et les doyens de chaque faculté, il a été dit que la vaccination sera obligatoire pour reprendre les stages cliniques et les TP – dans toute année d’étude et dans toute faculté de l’UMF – (il faudra sinon, effectuer un test PCR valable 72h, qui devra être négatif pour accéder aux stages/TP et ces tests devront être financés par vos soins).

Pour finir, lors de la réunion de fin novembre entre les délégués et le décanat, il a été dit que le système en présentiel reprendra si et seulement si c’est sans risque pour l’ensemble des étudiants. Cela signifie que si la situation s’aggrave et ne permet pas le retour en présentiel d’une manière sécurisée pour tous (patients, professeurs, élèves et acteurs de soin dans les hôpitaux), tout le système d’éducation restera en ligne.

Un vaccin à ARNm peut-il modifier notre propre ADN ? 

L’ARNm n’entre jamais dans le noyau de la cellule contenant notre ADN (matériel génétique). En effet, l’ARNm est relativement instable dans le cytoplasme (d’où le fait qu’il doit être stocké à des températures très basses) et la cellule l’élimine rapidement après l’avoir traduit en protéines.

De plus, les vaccins à ARNm sont conçus pour effectuer leur travail à l’extérieur du noyau et aucune interaction avec ce dernier n’a été observée.

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Petit rappel physiologique
L’ADN est transcrit en ARN prémessager dans le noyau, à l’aide de l’ARN-polymérase II (chez l’humain). L’ARN pré-messager subit une série de transformations afin de maturer en ARNm. Cet ARNm est ainsi exporté dans le cytoplasme via les pores nucléaires. L’ARNm est traduit en protéines dans le cytoplasme par les ribosomes.

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Certains virus comme le VIH peuvent intégrer leur matériel génétique dans l’ADN de leurs hôtes, mais ce n’est pas le cas de tous les virus, et le VIH ne peut le faire qu’avec l’aide d’enzymes spécialisées qu’il contient ou “transcriptases inverses”.

  • Les vaccins ARNm ne contiennent pas ces enzymes, il n’y a donc aucun risque que le matériel génétique qu’ils contiennent altère notre ADN.

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Le VIH est un rétrovirus (lentivirus) à ARN enveloppé contenant des particules virales (ou virons) et décoré de 2 enveloppes protéiques utilisées par le virus pour infecter les cellules. Il contient 2 copies d’ARN et plusieurs copies d’enzymes virales, dont une étant une reverse transcriptase.
Cette dernière génère un intermédiaire ADN ou ADNc (à partir de l’ARN viral du virus) qui sera intégré dans les chromosomes de la cellule hôte pour permettre la réplication virale.
Les ARN produits à partir de l’ADN viral intégré servent à la fois d’ARNm pour diriger la synthèse de protéines virales du VIH et plus tard, en tant que le génome à ARN de futures particules virales.
Si je décide de ne pas me faire vacciner, est-ce que je serai exclu des cours présentiels ? 

Aucune décision n’a encore été prise par la direction de l’UMF. 

Peut-on s’inscrire à la vaccination à Cluj si on a pas de CNP (Cod Numeric Personal) ?

NON c’est impossible. Vous devez obligatoirement avoir un CNP (à jour) pour participer à la campagne de vaccination organisée par l’UMF à Cluj.

Si vous n’en avez pas, vous pouvez (et vous devez, si vous êtes étudiants de l’UMF) en faire un (les modalités sont dans le guide de l’étudiant téléchargeable dans la section “Nouveaux étudiants”). Sachez qu’il est possible d’obtenir un CNP en 2 à 3 semaines environ.

Le CNP se compose de 13 chiffres, il vous sera demandé (+ un numéro de téléphone Roumain qui peut être celui d’un ami si vous n’en avez pas ET le numéro de série du “certificat de enregistrare” = ROU + 7 chiffres /ou/ le numéro du “permis de sedere” = ROU + 7 chiffres) par la secrétaire du décanat pour votre inscription au registre national de vaccination, puis vous devrez le présenter au moment du rendez-vous pour la vaccination.

Comment les rendez-vous seront fixés alors que je suis en examens ? 

L’UMF soutient et encourage la vaccination. Si votre rendez-vous a lieu le jour d’un examen, il sera facilement possible de changer l’horaire ou le jour de votre examen en passant avec un autre groupe ou série. 

J’ai subi la 3ème dose du vaccin contre X maladie le mois dernier. Est-ce que je peux me faire vacciner ?  

Comme tout vaccin, il est recommandé d’espacer 2 vaccins différents de 30 jours. Entre votre inscription au vaccin et le jour du vaccin, des questions vous seront posées par un médecin pour écarter toute contre-indication et/ou prévoir des mesures de précaution.

Nous vous recommandons de vous inscrire de toute manière, vous aurez une consultation médicale de prévention et toutes les précautions sont de mise, comme pour n’importe quel vaccin. 

J’ai de fortes allergies aux pollens et/ou certains médicaments et/ou autres. Puis-je me faire vacciner ? 

Des précautions sont prises sur place comme par exemple des doses d’adrénaline et 15 minutes minimum en salle d’observation comme c’est le cas pour tout vaccin.

Entre votre inscription au vaccin et le jour du vaccin, des questions vous seront posées par un médecin pour écarter toute contre-indication et/ou prévoir des mesures de précaution.

Nous vous recommandons de vous inscrire de toute manière, vous aurez une consultation médicale de prévention et toutes les précautions sont de mise, comme pour n’importe quel vaccin. 

Est-ce que si j’ai subi le vaccin je n’ai plus besoin de porter le masque à l’extérieur ? 

NON, la loi exige le port du masque par tous et ne mentionne aucune exception pour les personnes vaccinées pour le moment.

À l’heure actuelle en Roumanie, seule une petite catégorie de personnes peuvent se faire vacciner ; de plus il serait simplement impossible de contrôler les carnets de vaccination de chaque personne ne portant pas de masque dans la rue.

Le vaccin a pour but d’obtenir une immunité de population, et une fois atteinte, les règles de protection et distanciation pourront être réduites.

Mêmes vaccinés, nous vous recommandons de continuer à suivre les mesures de distanciation sociale au minimum 28 jours après la 2ème dose afin de laisser le temps de créer votre immunité. Vous n’êtes pas protégés avant cette période, alors vous devrez continuer à limiter vos contacts sociaux comme vous le faites actuellement (on l’espère). 

Pour finir, il n’est pas encore prouvé que le vaccin empêche de porter le virus (dans son naso-pharynx p.ex.) et le transmettre (il est démontré qu’il empêche l’infection et la contraction de la maladie dans 95% des cas).

Mêmes vaccinés, il est donc nécessaire de continuer d’appliquer les gestes barrières. 

Dans quelles conditions l’activité sur place reprendra-t-elle ? De manière hybride ou complètement en présentiel ? Puis-je choisir de continuer le semestre en ligne ? Quand est-ce que le système hybride/présentiel reprendra-t-il ? 

Aucune décision n’a encore été prise à ce sujet.
Les informations que l’on dispose sont ici.

Dois-je faire une quarantaine en rentrant à Cluj ?

Nous vous invitons à lire la page à ce sujet ici.

Quel vaccin est donné aux étudiants de l’UMF ?

Votre réponse se trouve ici

Quels sont les différents types de vaccins contre la Covid-19 ?

Différentes technologies vaccinales sont utilisées comme vaccins contre la Covid-19. Elles sont de 2 types :

1. Les technologies classiques, basées sur l’utilisation d’un virus entier et inactivé, ici le SARS-CoV-2 (plusieurs vaccins développés par des consortiums chinois utilisent cette stratégie), ou basée sur l’utilisation d’une partie seulement du virus (le plus souvent une protéine, ici la protéine S) (ex : vaccins de Novavax et de Sanofi-GSK), associé à un adjuvant de l’immunité.

2. Les « nouvelles » technologies (bien qu’elles existent depuis plus de 20 ans), basées sur :

  • l’utilisation d’acide nucléique « pur » (ADN ou ARN), c’est à dire la séquence génétique d’une protéine-cible : ici la protéine S (ex : vaccins à ARN développés par Moderna-NIH et par Pfizer-BioNTech, et vaccins à ADN) ;
  • ou l’utilisation d’un vecteur viral dans le génome duquel on a inséré le gène de la protéine-cible, ici la protéine S du SARS-CoV-2 (ex : vaccins développés par l’Université d’Oxford-AstraZeneca, Johnson & Johnson/Janssen, les vaccins de Merck-Institut Pasteur, le vaccin Spoutnik V de Gamaleya développé en Russie, le vaccin de CanSinoBio développé en Chine …).

L’ARN viral peut-il être transcrit par les rétrovirus endogènes ?

Cette information circule sur internet mais elle est FAUSSE.

Comprendre: Les rétrovirus sont des virus à ARN capables de « transcrire à l’envers » leur ARN -> ADN grâce à une enzyme très particulière qu’ils possèdent, la transcriptase inverse. C’est le cas par exemple du VIH (virus du Sida), qui peut rétro-transcrire son ARN -> ADN à l’aide de sa transcriptase inverse, puis l’intégrer dans le génome par l’intermédiaire d’une autre enzyme, l’intégrase.

Notre génome contient des reliquats de virus qui avaient infecté nos lointains ancêtres, il y a des centaines de milliers d’années : on les appelle des rétrovirus endogènes. Ces séquences sont souvent considérées comme des fossiles : elles ne peuvent pas donner naissance à une transcriptase inverse ni à une intégrase.

Conclusion: Il n’y a donc pas de possibilité que l’ARN des vaccins donne naissance à des séquences d’ADN et soit intégré dans le génome de la cellule hôte.

Les vaccins à ADN : peuvent-ils modifier nos gènes ?

NON.

Dans les vaccins à ADN, l’acide nucléique est sous une forme circulaire fermée (plasmide) qui ne peut pas s’intégrer à l’ADN chromosomique. Par ailleurs, le vaccin ne contient pas l’enzyme (intégrase) qui permettrait cette intégration.

Pourquoi utiliser des « nanoparticules » pour véhiculer les ARN messagers vaccinaux ?

Comprendre : L’ARNm vaccinal ne peut pas être injecté sous une forme « nue » car elle serait immédiatement dégradée, avant même de pénétrer dans une cellule.

Solution scientifique : Pour lui permettre d’entrer dans le cytoplasme, l’ARNm doit être protégé au sein d’une enveloppe lipidique, dont la taille est inférieure à 0,1 μm, d’où le préfixe « nano » ; mais /!\ il ne s’agit pas des nanoparticules telles qu’elles ont pu être évoquées en science-fiction (nano-robots par exemple).

La membrane de nos cellules est composée du même type de molécules (enveloppe lipidique). Une fois injectées, les nanoparticules peuvent fusionner avec la membrane de la cellule, et ainsi libérer l’ARNm pour qu’il puisse être traduit en protéine antigénique, qui va permettre de déclencher une réaction immunitaire.

Le polyéthylène glycol (PEG) contenu dans les nanoparticules lipidiques des vaccins à ARNm peut-il être toxique ?

Les particules lipidiques (nanoparticules) qui contiennent l’ARNm sont composées de molécules de lipides parmi lesquelles le cholestérol et le PEG.

Les molécules de PEG sont souvent utilisées dans l’industrie médicale du fait de leurs propriétés à la fois hydrosolubles et liposolubles. Le PEG est utilisé au quotidien en médecine :

  • par voie orale (macrogol) pour lutter contre la constipation.
  • Il est également utilisé par voie injectable en combinaison avec certains principes actifs pour augmenter leur durée de vie de (interféron dit « PEGylé » dans le cadre du traitement des hépatites, facteurs de croissance hématopoïétique, anti-cancéreux, etc.).

Les réactions allergiques sont très rares mais elles sont possibles. Sur l’expérience accumulée dans d’autres médicaments, les agences d’enregistrement considèrent que PEG et nanoparticules lipidiques sont bien tolérées. Il est probable que les réactions anaphylactiques observées avec le vaccin Pfizer BioNtech soit liées à des anticorps anti-PEG préexistants.

Quel recul a-t-on sur la technologie des vaccins à acide nucléique ?

Il n’existait jusqu’à aujourd’hui aucun vaccin à ARNm homologué. Cependant, les chercheurs y travaillent depuis plus de 20 ans.

Cette technologie a fait l’objet d’améliorations continues, qui ont largement contribué à sa sûreté.

  • Des vaccins à ARNm ont été testés chez l’être humain contre le virus Zika, les virus de la grippe et de la rage, et le cytomégalovirus, avec de l’ordre de 600 participants inclus dans ces essais.

C’est également le cas pour les vaccins à ADN qui ont montré des résultats prometteurs chez l’animal et dont les essais cliniques, chez l’humain, avaient déjà commencé avant le développement des vaccins à ADN contre le SARS-CoV-2. Quatre vaccins à ADN ont par ailleurs reçu les autorisations règlementaires nécessaires à leur exploitation commerciale pour protéger plusieurs espèces animales contre des maladies virales ou traiter le mélanome du chien.

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents des vaccins à ARNm ?

La grande majorité des effets secondaires observés lors des essais cliniques se manifestent le lendemain de la vaccination et durent habituellement moins de 3 jours. Ils sont classiques et relativement attendus et fréquents : rougeur au point d’injection, fatigue, maux de tête, douleurs musculaires, frissons ou fièvre. C’est ce que l’on appelle la « réactogénicité ».

Les effets généraux sont plus fréquents après la 2ème dose de vaccin et chez les personnes plus jeunes. Ils sont le plus souvent légers à modérés et durent en moyenne 2 à 3 jours.

Comme pour toute autre vaccination, les personnes vaccinées doivent être averties de la possibilité de survenue de tels effets.

La prise de paracétamol est possible, mais elle n’est pour le moment pas recommandée de manière préventive.
Notons que, dans le groupe placebo, 23 % des sujets ayant reçu le placebo (une solution d’eau salée) ont rapporté des maux de tête (contre 59 % dans le groupe vacciné) et 23 % ont rapporté une fatigue (contre 65 % dans le groupe vacciné) dans les 7 jours suivant la 2ème dose dans l’essai clinique de Moderna.
Notons enfin la survenue d’adénopathie(s) axillaire(s) plus fréquente(s) dans le groupe des volontaires vaccinés (0,3 et 1,1 % dans les essais de Pfizer-BioNTech et Moderna respectivement) que parmi ceux ayant reçu le placebo.

Peut-il y avoir des effets indésirables graves avec les vaccins à ARNm ?

Il faut distinguer les « événements » indésirables graves, dont on ne sait pas s’ils ont un lien avec le vaccin, des « effets » indésirables pour lesquels on pense qu’il y a un lien de cause à effet entre le vaccin et la survenue du problème médical (et pas seulement un lien chronologique).

  • Dans l’essai de phase 2/3 du vaccin de Pfizer-BioNTech, la fréquence des événements indésirables graves n’est pas supérieure dans le groupe « vaccin » par rapport au groupe « placebo » (0,6 % dans le groupe des vaccinés, 0,5 % dans le groupe ayant reçu le placebo). C’est la même chose dans l’essai Moderna (1 % dans les deux groupes). La plupart de ces événements ont été considérés par les investigateurs comme non liés au vaccin (appendicites, cholécystites, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux, etc.).
  • De très rares événements graves ont par contre été considérés par les investigateurs comme liés à la vaccination. Dans l’essai de PfizerBioNTech, il s’agissait d’une lésion à l’épaule (par injection par erreur du vaccin en intra-articulaire ?), une arythmie ventriculaire pendant 8 jours, et une adénomégalie axillaire (1 sur les 19 000 participants ayant reçu le vaccin). Aucune réaction anaphylactique grave n’a été rapportée à la vaccination dans les essais de Pfizer-BioNTech et Moderna, mais les personnes ayant des antécédents allergiques graves ne sont pas inclus dans les essais.
  • Hors essais cliniques, plusieurs cas de « réactions allergiques graves immédiates » ont été rapportés dans la presse depuis le début des campagnes de vaccination en Grande Bretagne ; certaines des personnes concernées étaient déjà connues pour avoir un terrain d’allergie. Aux États-Unis, les CDC ont identifié 6 cas d’anaphylaxie d’évolution favorable au 18/12/2020 pour 272 000 doses administrées.

L’accident anaphylactique s’est résolu chez toutes ces personnes.

Conclusion: Les données accumulées sont donc rassurantes et le rapport bénéfice/risque est très nettement en faveur de la vaccination pour les populations chez lesquelles elle est recommandée. Il faut rappeler que le taux de létalité de l’infection à SARS-CoV-2 est estimé à 0,5-1,4 %.

Dans l’essai clinique de Moderna par exemple, il y a eu 30 cas de Covid-19 graves dans le groupe placebo (sur 162 cas de Covid-19 symptomatiques, et 15 000 sujets inclus dans le groupe placebo, dont 1 décès et 2 hospitalisations en réanimation) contre aucun dans le groupe vacciné.

Les vaccins à ARNm sont-ils responsables de paralysie faciale ?

Plusieurs cas de paralysie faciale ont été rapportés dans les essais cliniques de Pfizer-BioNTech et Moderna. Dans le 1er, il y a eu 4 cas de paralysie faciale dans le groupe des participants vaccinés, dont 2 attribués au vaccin, contre aucun dans le groupe placebo. Dans l’essai de Moderna, il y a eu 3 cas dans le groupe vacciné et 1 dans le groupe placebo.

La fréquence de survenue de paralysie faciale parmi les volontaires vaccinés est proche de ce qui est attendu en population générale (15 à 30 pour 100 000 personnes).

Conclusion : Il n’y a donc pas de signal en faveur d’un tel effet indésirable après vaccination, mais ces évènements feront l’objet d’une surveillance particulière.

Les vaccins à acides nucléiques peuvent-ils induire des poussées de maladies auto-immunes ?

Les vaccins à ARNm (et les vaccins vectorisés viraux) induisent un « signal d’alerte », améliorant la réponse immunitaire. Les cytokines et les interférons pro-inflammatoires ainsi présents dans l’environnement sont propices au recrutement et à l’activation adéquate des cellules immunitaires contre l’agent pathogène.

Hypothèse: cette réponse inflammatoire pourrait être délétère chez certains individus ayant un terrain les prédisposant aux réactions inflammatoires, voire aux maladies auto-immunes. A ce jour, ce risque n’est que théorique et cela n’a jamais été observé avec aucun vaccin.

Solution scientifique: L’ARNm du vaccin est composé de nucléotides légèrement différents des nucléotides naturels (pseudo-uridines), afin d’atténuer ce phénomène, et pour qu’il n’aboutisse pas à la destruction de l’ARNm avant qu’il n’ait eu le temps d’être traduit.

Dans l’essai clinique de phase 2/3 de Pfizer/BioNTech, un antécédent de maladie dysimmunitaire n’était pas un critère d’exclusion, à la condition qu’elle ne fût pas instable. Avec un suivi médian de 2 mois après la 2ème dose vaccinale, il n’y a pas eu de signal de poussées de maladie dysimmunitaire

Les personnes atteintes d’une maladie auto-immune ou dysimmunitaire peuvent-elles recevoir un vaccin à ARNm ?

Aucune maladie auto-immune ou dysimmunitaire n’est une contre-indication à un vaccin inerte (contrairement aux vaccins vivants qui peuvent déclencher une infection vaccinale si un traitement immunosuppresseur est en cours).

Le fait de présenter une maladie auto-immune ou dysimmunitaire ne devrait donc pas être un critère de contre-indication stricte à la réalisation d’un vaccin Covid-19 non vivant. Il paraît par contre raisonnable de décaler la vaccination chez les individus en poussée de leur maladie auto-immune.

Quelle est la durée de surveillance nécessaire pour établir la sécurité d’un vaccin ?

Dans toute l’expérience accumulée en vaccinologie, les effets secondaires des vaccins surviennent dans les quelques jours, et au maximum dans les 6 semaines suivant la vaccination. Par précaution, on allonge la durée de surveillance jusqu’à 6 mois, bien qu’il soit très improbable que des évènements surviennent après une telle durée.

Un plan de gestion des évènements graves aura lieu pour les vaccins contre la Covid-19, et tout effet indésirable pourra faire l’objet d’une indemnisation par l’ONIAM même s’il n’est pas directement lié au vaccin.

Il faut noter qu’au 25 décembre 2020, plus de 1 200 000 personnes au Royaume-Uni et plus de 600 000 personnes aux États-Unis d’Amérique ont reçu une dose de vaccin à ARN ; aucun effet précoce plus rare, non vu en phase 3, n’a été rapporté, à l’exception de quelques cas de réactions anaphylactiques ou anaphylactoïdes.

Les vaccins Covid-19 peuvent-ils rendre les femmes stériles ?

NON, les vaccins anti-infectieux ne peuvent pas rendre les femmes stériles. Il n’y a aucune possibilité qu’un virus à ARN codant pour une protéine virale puisse entrainer la production d’anticorps contre des protéines humaines (comme la syncitine-1 que certains avaient évoqué).

Les vaccins anti-Covid-19 contiennent-ils des adjuvants ?

Les vaccins à ARNm et les vaccins reposant sur des vecteurs viraux ne contiennent pas d’adjuvant, leur structure même permettant de stimuler le système immunitaire inné. Les vaccins qui nécessitent l’utilisation d’adjuvant sont les vaccins inactivés et les vaccins protéiques.

Pourquoi les essais cliniques de certains vaccins ont-ils été interrompus ?

À chaque fois qu’un doute est survenu sur un possible effet indésirable d’un vaccin, les essais ont été mis en pause.

Dans les différents cas, un comité indépendant a analysé les données et permis la reprise des essais en l’absence de preuve reliant la maladie au candidat vaccin.

  • Ainsi, les essais sur le vaccin AZD1222, développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford ont été mis en pause le 06/09/2020 à la suite d’une myélite apparue chez l’un des participants au Royaume Uni. Ils ont été repris après qu’un comité indépendant de neurologues a conclu qu’il s’agissait d’une myélite idiopathique (= sans cause apparente) et que les agences de régulation indépendantes ont donné leur accord.
  • Le groupe J&J a quant à lui suspendu le développement clinique de son candidat vaccin AD26.COV2-S le 12/10/2020 pour cause de maladie inexpliquée chez l’un des participants. Conformément au protocole clinique, l’événement indésirable a fait l’objet d’une évaluation par le comité indépendant de surveillance des données de sécurité. La reprise des essais a été recommandée en l’absence de preuve reliant la maladie au candidat vaccin.
Les femmes enceintes pourront-elles se faire vacciner ?

Se basant sur le fonctionnement des vaccins à ARNm, les experts estiment qu’il est très peu probable que ces vaccins présentent un risque pour les femmes enceintes.

Les premières études de tératogénicité sur les animaux montrent l’absence d’effet sur le développement embryonnaire et fœtal et l’absence d’effet sur la reproduction ; des études sur les femmes enceintes sont prévues.

Dans les essais cliniques des vaccins à ARNm de Pfizer-BioNTech et Moderna, 23 et 13 grossesses inattendues ont eu lieu respectivement, autant dans le groupe des participants vaccinés que dans le groupe recevant le placebo. Aucun événement indésirable n’est survenu chez les femmes enceintes.

En attendant les résultats des études, la vaccination n’est néanmoins pas proposée aux femmes enceintes sauf si les bénéfices l’emportent sur les risques potentiels pour la mère et le fœtus.

Les traitements immunosuppresseurs risquent-ils d’avoir un impact négatif sur l’efficacité des vaccins Covid-19 ?

OUI, la plupart des immunodépressions et des traitements immunosuppresseurs risquent d’impacter négativement l’efficacité du vaccin à la fois pour les réponses immunitaires humorale (anticorps) et cellulaire (lymphocytes T).

La description de la Covid-19 chronique chez des patients souffrant de déficit immunitaire humoral ou recevant du Rituximab suggère que la réponse humorale est probablement indispensable au contrôle de l’infection virale. On peut craindre que ces mêmes patients acquièrent une immunité acquise post-vaccinale insuffisante. Par contre, il semble que l’immunosénescence (c’est à dire le vieillissement du système immunitaire) impacterait peu l’efficacité des vaccins à ARNm et des vaccins vectorisés viraux.

Pour quelles autres populations la vaccination Covid-19 représente-t-elle un risque particulier (hors allergies) ?

Enfants : Les vaccins de Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca n’ont pas été testés en population pédiatrique. La vaccination n’est donc pas indiquée dans cette population.

Sujets présentant des facteurs de risque de Covid grave (diabète, obésité, âge élevé) : Les essais cliniques de phase 2/3 des vaccins à ARN n’ont pas montré d’effets indésirables dans ces populations. Ils n’ont cependant pas inclus de personnes très âgées (plus de 85 ans).

Immunodéprimés : Dans les essais de phase 2/3 de Pfizer-BioNTech, environ 4% des volontaires ayant reçu le vaccin avaient un antécédent d’infection par le VIH (sans que cette infection ne soit forcément accompagnée d’une immunodépression) ou de maladie cancéreuse ou hématologique, stables. Les données spécifiques à ce groupe ne sont pas encore disponibles. Il n’y a pas de rationnel pour penser que l’immunodépression puisse favoriser la survenue d’effets indésirables, la problématique étant plutôt celle d’une perte d’efficacité du vaccin. On peut donc vacciner ces personnes avec les vaccins à ARN. Dans l’essai de phase 3 du vaccin adénoviral d’AstraZeneca/Université d’Oxford, l’immunodépression était par contre un critère d’exclusion. Il ne l’est pas pour le vaccin adénoviral de Janssen dont nous attendons les premiers résultats au 1er trimestre 2021.

Les personnes allergiques peuvent-elles se faire vacciner avec le vaccin à ARNm de Pfizer-BioNTech ?

L’HAS recommande d’éviter le vaccin chez les personnes présentant des antécédents d’allergies graves de type anaphylactique (réaction rapide et grave avec atteinte respiratoire ou digestive), dans l’attente de données complémentaires.
Par ailleurs, la vaccination est contre-indiquée aux personnes ayant des antécédents d’allergie sévère à l’un des composants du vaccin.

Les réactions allergiques qui ne relèvent pas de l’anaphylaxie (dans le cadre, par exemple, d’allergies aux animaux de compagnie, au venin, au pollen, au latex, aux autres médicaments) ne constituent pas une contre-indication à la vaccination par le vaccin Pfizer-BioNTech Covid-19. La Fédération française d’allergologie a également précisé que « les antécédents d’allergie ou d’anaphylaxie ne constituent en aucun cas une contre-indication systématique à cette vaccination ».


En pratique, l’administration du vaccin Pfizer-BioNTech doit avoir lieu dans un établissement capable de gérer une réaction d’hypersensibilité immédiate grave. Les personnes vaccinées doivent être observées pendant 15 minutes. En cas de réaction anaphylactique après la 1e dose, la 2e est contre-indiquée.

Les vaccins peuvent-ils augmenter le risque de forme grave de Covid-19 ?

Il n’y a pas de risque avéré en ce sens.

Lors de certaines infections, la présence d’une immunité préexistante à l’infection (d’origine vaccinale ou non) peut favoriser des formes graves de cette infection : soit parce que les anticorps préexistants facilitent l’infection de cellules de l’immunité (macrophages en particulier), soit parce que ces anticorps favorisent une réaction inflammatoire délétère.

  • Un phénomène d’anticorps dits facilitants existe, par exemple, avec la dengue. En effet, les personnes vaccinées ont moins de risque de faire une dengue, mais si elles en font une, le risque de dengue grave est plus élevé. Ce risque existe par ailleurs hors vaccination, une infection par l’un des 4 sérotypes de la dengue exposant à un risque plus élevé de dengue grave en cas d’infection ultérieure par l’un des 3 autres.
  • Un phénomène d’augmentation délétère de la réaction inflammatoire a été observé dans plusieurs modèles animaux d’infection par le SARS-CoV-1, et après un vaccin MERS-CoV chez l’animal ; à l’inverse, pour aucune le SARS-CoV-2, aucune donnée in vitro ou in vivo dans les modèles animaux d’infection par ou dans les essais cliniques vaccinaux ne corrobore cette hypothèse.

Conclusion: comme d’autres effets hypothétiquement possibles, cela est surveillé dans le cadre de la pharmacovigilance en vie réelle (phase 4).

Y a-t-il un danger et faut-il vacciner quelqu’un qui déjà eu la COVID-19 ou qui a été infecté par le SARS-CoV-2 sans le savoir ?

En ce qui concerne le risque d’une vaccination d’une personne ayant déjà eu une infection par le SARS-CoV-2, les essais cliniques de phase 3 de Pfizer-BioNTech et Moderna ne comportent pas de données suffisantes à ce sujet (des personnes dont la sérologie témoignaient d‘une infection antérieure ont été incluses, mais elles étaient peu nombreuses). Le risque même théorique chez ces personnes apparait cependant très faible.

En ce qui concerne l’intérêt ou non de la vaccination de ces personnes, on dispose actuellement de trop peu de recul sur l’infection. Les durées de protection conférées par l’infection versus par le vaccin sont des paramètres que l’on ne peut qu’extrapoler.


La HAS n’a pas prévu la vaccination systématique des personnes ayant un antécédent de Covid-19 symptomatique mais les personnes ayant un tel antécédent pourront être vaccinées si elles le souhaitent. La vaccination peut être réalisée sans tenir compte des antécédents d’infection asymptomatique par le SARS-CoV-2, et il n’est pas recommandé d’effectuer un test viral ou une sérologie à la recherche d’une infection en cours ou antérieure par le SARS-CoV-2.

Quel délai respecter entre les 2 injections du vaccin Pfizer-BioNTech ?

Le schéma vaccinal comporte 2 doses (30 μg, 0,3 ml chacune) administrées par voie intramusculaire, à 3 semaines d’intervalle. La 2ème dose peut être administrée entre le 17ème et le 21ème jour.

Si par erreur elle était faite avant le 17ème jour, il ne serait néanmoins pas nécessaire de la répéter. Si plus de 21 jours se sont écoulés depuis la première dose, la deuxième dose doit être administrée dès que possible, mais il n’y a pas besoin de faire en tout plus que 2 doses.

Quel délai respecter entre le vaccin Pfizer-BioNTech et un autre vaccin ?

Un intervalle minimal de 14 jours est recommandé entre un vaccin contre le coronavirus et un autre vaccin.

Si le vaccin Covid-19 de Pfizer-BioNTech est administré par inadvertance dans les 14 jours suivant l’administration d’un autre vaccin, il n’est pas nécessaire de faire de dose supplémentaire pour l’un ou l’autre vaccin par rapport au schéma prévu.

Les vaccins sont-ils efficaces contre les infections asymptomatiques ?

Les essais cliniques de phase 3 des vaccins à ARN approuvés ont été élaborés afin de démontrer une efficacité contre la maladie Covid-19 symptomatique, la recherche d’infection n’étant réalisée qu’en cas de symptômes. Si les premiers résultats sont en faveur d’une excellente efficacité contre les épisodes symptomatiques de Covid-19 et contre les formes graves de la Covid-19, il n’y a pas encore de résultats concernant la protection contre l’infection asymptomatique par le SARS-CoV-2 ou sa transmissibilité.

Par contre, dans l’essai clinique du vaccin d’AstraZeneca utilisant le vecteur cHAdOX1, une partie des participants effectuaient un prélèvement hebdomadaire systématique pour détecter les infections asymptomatiques ; le schéma avec une demi-dose vaccinale lors de la 1ère injection protégeait à 58% contre les infections asymptomatiques ; celui avec une pleine dose vaccinale lors de la 1ère injection n’apportait pas de protection en ce sens.

Les mutations impactent-elles l’efficacité des vaccins ?

Ce n’est pas le cas avec une année de recul.

La protéine S (spicule) qui permet l’entrée du virus dans les cellules humaines peut, comme les autres protéines virales, être affectée par des mutations. Si les mutations touchent sa capacité à être reconnue par le système immunitaire, l’efficacité des vaccins actuellement développés pourrait être touchée. Des systèmes de surveillance internationaux sont en place pour repérer si de telles mutations se produisaient.

Devra-t-on se faire vacciner tous les ans comme pour la grippe ?

Il est possible que la Covid-19 devienne une maladie à recrudescence saisonnière comme la grippe, ce qui pourrait justifier l’obtention d’une immunité à long terme.

Si le vaccin ne protège pas plus d’une année ou que le virus acquiert sur plusieurs années des mutations lui permettant de ne plus être reconnu par une personne qui a déjà fait une COVID ou qui a été vaccinée (comme le virus de la grippe), il sera nécessaire de se vacciner régulièrement avec un vaccin adapté aux nouveaux variants qui pourraient circuler.

Cependant, aucune mutation détectée à ce jour n’a affecté la protéine S au point d’altérer la capacité du corps humain à reconnaître le coronavirus.

La vaccination peut-elle être utilisée en post-exposition ?

Aucune étude n’a pour l’instant été réalisée à ce sujet.
Compte tenu de la période d’incubation de la Covid-19 (5 jours en moyenne) et du délai entre la 1ère dose vaccinale et la protection conférée par les vaccins ARN (10 à 15 jours), la vaccination ne constitue probablement pas une stratégie efficace pour prévenir la maladie de cette exposition particulière.

Les personnes ayant eu une exposition connue au SARS-CoV-2 ne devraient pas se faire vacciner avant la fin de leur période de quatorzaine.

Pour les résidents d’EHPAD ou d’USLD, où l’exposition et la transmission du SARS-CoV-2 peuvent se produire de manière répétée pendant de longues périodes, la vaccination est recommandée quels que soient les antécédents d’exposition.

L’immunité acquise par l’infection naturelle est-elle plus solide que l’immunité post-vaccinale ?

La protection qu’une personne obtient en cas d’infection varie d’une personne à l’autre et en fonction de l’infection.

Plusieurs études ont montré que de nombreuses personnes n’ont plus d’anticorps détectables quelques mois après une infection bénigne ou asymptomatique. On ne sait pas si ces personnes peuvent ou non se réinfecter. En revanche, les personnes qui ont fait une infection plus grave ont presque toutes des anticorps détectables au moins 6 mois plus tard.

  • C’est pourquoi la HAS a laissé la possibilité de décider au cas par cas si une personne préalablement infectée devait ou non se vacciner.

La vaccination entraîne une immunité qui semble initialement comparable à celles des personnes qui ont fait une forme grave mais on ne sait pas dans quelle mesure cette immunité persiste plus au-delà de 6 mois.

Les vaccins à ARNm se font en deux injections. Que se passe-t-il si l’on est exposé au virus après la première injection, et avant la deuxième ?

Dans l’étude de phase 3 du vaccin de Pfizer-BioNTech, seuls 39 cas de Covid-19 sont survenus entre la première et la deuxième dose dans le groupe des volontaires vaccinés versus 82 dans groupe placebo, indiquant une protection partielle précoce du vaccin dès 12 jours après la première injection.

On a donc une forte chance d’être protégé si l’on est exposé au virus avant la 2e dose mais seule une vaccination complète avec 2 doses vaccinales offre une protection de l’ordre de 95 %.

Est-ce que je peux donner mon sang après avoir été vacciné(e) contre la COVID-19 ?

OUI.

Les vaccins contre la COVID-19 actuellement disponibles en Roumanie, Pfizer BioNTech et Moderna, permettent de donner du sang immédiatement après la vaccination, sans délai d’attente. Actuellement, la Roumanie dispose de vaccins contre la COVID-19 basés sur la technologie de l’ARN messager. La molécule d’ARN messager n’est pas infectieuse et est retirée du corps une fois qu’elle a atteint son objectif, pour produire la protéine “Spike” qui déclenche la réponse immunitaire.

Même si nous sommes en pleine pandémie, les besoins en sang des hôpitaux restent constants, et c’est pourquoi il est bon de donner du sang si vous remplissez les conditions habituelles pour devenir donneur. Il est possible de programmer à distance un don de sang, par téléphone, par e-mail ou via des applications mobiles telles que Donorium.

Donner du sang! Votre générosité peut sauver la vie d’autres personnes

Source

Est-ce que je peux me faire vacciner si je suis sous traitement anticoagulant ?

OUI, les patients sous traitement anticoagulant ou antiagrégant peuvent se faire vacciner contre la COVID-19

  • Les patients sous traitement anticoagulant chronique avec des préparations de cumarinic (Warfarine, Acénocumarol) avec INR en marge thérapeutique (2,0-3,0) peuvent recevoir le vaccin en toute sécurité. Le traitement anticoagulant ne sera pas arrêté
  • Les patients porteurs de prothèses mitrales et aortiques métalliques doivent doser leur INR avant la vaccination. Si l’INR est supérieur à 3,0, il est recommandé de consulter le médecin prescripteur pour ajuster les doses d’anticoagulant
  • Les patients sous traitement avec de nouveaux anticoagulants NOAC (Apixaban, Rivaroxaban, Edoxaban, Dabigatran) peuvent recevoir le vaccin en toute sécurité, sans omission de toute dose d’anticoagulant
  • Les patients sous traitement avec un anticoagulant injectable (héparines de bas poids moléculaire ou Fondaparinux) peuvent recevoir le vaccin en toute sécurité. Par mesure de précaution supplémentaire, il peut être recommandé d’administrer la dose quotidienne d’anticoagulant après l’administration du vaccin, sans omettre aucune dose d’anticoagulant
  • Les patients sous traitement chronique par antiagrégants plaquettaires (Acide acétylsalique, Clopidogrel, Ticagrel, Prasugrel) ne nécessitent aucun ajustement du médicament et ne doivent pas interrompre le traitement
  • Il est recommandé d’utiliser des seringues de 1 ml, comme une aiguille de 23 G ou 25 G d’épaisseur (les aiguilles doivent être très fines)
  • Il est recommandé de maintenir une pression continue au site d’injection pendant au moins 2 minutes
  • En cas d’hématome, le patient doit contacter le médecin traitant

Informations validées par le Prof Univ. dr. Theodora Mariana Nicoleta Benedek, présidente de la commission de cardiologie du ministère de la Santé

Source

Source : la plupart de nos questions et leurs réponses proviennent d’un document rédigé par la société SPILF. Pour lire le document original ou obtenir plus d’informations sur la Covid-19, vous pouvez télécharger leur document joint ci-dessous.

Source : Plusieurs de nos questions et leurs réponses proviennent d’un site internet entretenu par l’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale). Pour lire le document original et obtenir plus d’informations sur la Covid-19, vous pouvez consulter le lien ci-joint.

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/coronavirus-sars-cov-et-mers-cov